Le Var. Un nom qui évoque immédiatement la chaleur, la lavande, le bruit des cigales et l’odeur du thym chaud sur les garrigues. Mais franchement, c’est tellement plus que ça. Ce département du Sud-Est de la France, coincé entre les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône, c’est un concentré de ce que la Provence a de mieux à offrir : des villages perchés qui donnent le vertige, un littoral à couper le souffle, des forêts épaisses, des vignes à perte de vue. Et pourtant, beaucoup de voyageurs le traversent sans vraiment s’y arrêter. Grosse erreur.
Si vous cherchez à préparer votre séjour sérieusement, le site tourisme-var.fr est une vraie mine d’infos officielles, régulièrement mises à jour, avec les événements, les hébergements labelisés et les activités par secteur géographique. Une bonne base avant de commencer à planifier.
Quand partir dans le Var ?
La question classique, et pourtant pas si simple à répondre. L’été, de juin à août, c’est bondé. Très bondé. Saint-Tropez en août, c’est beau, oui — mais c’est aussi des embouteillages à perdre la raison et des prix qui s’envolent. Perso, je trouve que mai et septembre sont les meilleures périodes. La mer est encore fraîche en mai mais les routes sont libres. En septembre, l’eau est à son maximum de température (parfois 24-25°C), les touristes commencent à partir, et les restaurateurs sont encore ouverts et de bonne humeur.
L’hiver, le Var reste agréable. Pas question de se baigner, évidemment, mais pour randonner dans le Massif des Maures ou visiter des villages comme Cotignac ou Aups, c’est franchement idéal. Moins de monde, lumière magnifique, accueil plus authentique.
Par où commencer ? Les grandes zones du département
Le Var, c’est grand — presque 6 000 km². Il vaut mieux avoir une idée de la géographie avant de partir, sinon vous allez passer votre temps sur la route.
Le littoral varois : de Bandol à Fréjus, en passant par Toulon, Hyères et Saint-Tropez. C’est LA zone touristique par excellence. Plages, ports, presqu’îles, îles… L’embarras du choix.
Le Var intérieur : Draguignan, Brignoles, le plateau de Vérignon… Une autre ambiance, plus rurale, plus silencieuse. Des marchés provençaux, des abbayes, des paysages de garrigue qui font du bien.
Le Haut-Var : vers Aups et le lac de Sainte-Croix, c’est la porte d’entrée des Gorges du Verdon. Un peu plus frais, un peu plus sauvage. Et spectaculaire.
Les incontournables : ce qu’il ne faut vraiment pas rater
Les îles d’Hyères — Porquerolles, Port-Cros, l’île du Levant — sont peut-être les plus belles îles de Méditerranée française. Porquerolles surtout, avec ses eaux turquoise et ses plages de sable blanc, m’a carrément surpris la première fois. On s’attendrait à être dans les Caraïbes. Le ferry part depuis Hyères ou La Tour Fondue, comptez une vingtaine de minutes.
Saint-Tropez, oui, même si c’est cliché. Le vieux port au lever du soleil, avant que les yachts et les touristes arrivent, a quelque chose de magique. La citadelle mérite aussi le détour, avec une vue imprenable sur le golfe.
Les Gorges du Verdon — techniquement à cheval sur le Var et les Alpes-de-Haute-Provence — sont absolument indispensables. Le canyon le plus profond d’Europe occidentale, avec ses eaux d’un bleu-vert irréel. En kayak ou en voiture sur la route des Crêtes, c’est saisissant.
Bandol pour les amateurs de vin. Le rosé de Bandol, c’est une appellation sérieuse, reconnue, avec des domaines qui produisent depuis des décennies. Plusieurs caves proposent des visites et des dégustations.
Le Massif des Maures : une forêt dense, sauvage, qui longe le littoral entre Hyères et Fréjus. Des sentiers de randonnée superbes, des villages comme Collobrières (capital de la châtaigne), et une vraie sensation d’être loin de tout.
Où dormir dans le Var ?
Le choix est vaste, et ça dépend vraiment de ce que vous cherchez.
Pour le luxe : la côte autour de Saint-Tropez et Ramatuelle concentre les hôtels haut de gamme, les bastides provençales et les mas avec piscine. Les prix sont à l’avenant, surtout en juillet-août.
Pour le rapport qualité/prix : je recommande les chambres d’hôtes dans l’arrière-pays. Beaucoup de propriétaires passionnés, des petits-déjeuners copieux avec des produits locaux, et une vraie conversation le matin. Ça change des hôtels impersonnels.
Pour le camping : le Var est une référence. Des dizaines de campings entre les pins, certains directement au bord de la mer. La qualité varie beaucoup — consultez les avis récents avant de réserver.
Que manger dans le Var ?
C’est peut-être là que le Var surprend le plus les nouveaux venus. La cuisine provençale est généreuse, parfumée, ancrée dans les produits locaux.
La tapenade (noire ou verte), la socca dans certains marchés, la bourride à Toulon, les petits farcis (tomates, courgettes, poivrons farcis à la viande et aux herbes)… Et bien sûr, le rosé varois, à boire frais sous une tonnelle. Le département produit une grande partie du rosé français — ça se mérite.
Les marchés provençaux sont incontournables. Celui de Sanary-sur-Mer le mercredi matin, ou celui de Lorgues le mardi, sont parmi les plus vivants de la région.
Se déplacer dans le Var : quelques conseils pratiques
La voiture reste quasi indispensable si vous voulez explorer l’intérieur des terres ou les coins moins accessibles. Les routes de montagne dans le Haut-Var sont étroites — prévoyez du temps et de la patience.
Sur le littoral, en été, privilégiez les transports en commun ou le vélo quand c’est possible. Garer une voiture à Porquerolles ou à Saint-Tropez en août, c’est une expérience… disons, enrichissante.
Le réseau Zou! gère les bus régionaux en PACA. Pas toujours pratique pour les horaires, mais ça peut dépanner pour certaines liaisons côtières.
Le Var, ça mérite vraiment qu’on s’y attarde
Je crois que le problème du Var, c’est qu’il souffre de sa propre réputation. Trop associé aux célébrités de Saint-Tropez et aux plages bondées, il passe pour une destination chère et saturée. Mais il y a tellement de coins encore préservés, de villages où personne ne va, de sentiers qui méritent des heures de marche.
Prenez le temps. Ne restez pas uniquement sur la côte. Remontez vers l’intérieur, parlez aux gens, achetez au marché local. C’est là que le vrai Var se cache — et franchement, il vaut chaque kilomètre parcouru.
